Que voulez-vous, il se trouve que quatre-vingt dix-huit pour cent des français sont nés crédules et le resteront jusqu'au trépas. Que voulez-vous, la profonde naïveté pour ne pas parler de connerie humaine est la reine du monde. Que voulez-vous, le sépulcre rougi de la liberté d’expression dispose des armes les plus modernes de la terreur psychologique (mobbing). Nous ne sommes pas sortis de l’auberge..... Les grecs disaient de leur religion : « la sagesse commence par la crainte des dieux » Or il se trouve que de nos jours la religion et donc les dieux qui l’accompagnent sont devenus foncièrement sinon vulgairement cathodiques. En effet, ces dieux du reste belliqueux et ils abondent telle la vermine sur un cadavre encore frais, eux aussi se sont habillés de lumière rien que pour plonger les sociétés encore pétries de profonde naïveté dans le plus profond des obscurantismes. En cet endroit, les ténèbres de la connerie humaine seront inondées de la lumière crue de la chose médiatique. Désormais hertziens, les succubes et les incubes des ondes ne laissent aucun répit à la société pour se ressourcer qui plus est respirer. Ils possèdent leur propre stratégie, ils imposent leur propre logique du reste détestatoire et peu importe que ce soit la société dans son ensemble qui trinque. Santé à tous bien sûr.... Il est des heures où le fleuve du temps semble accélérer sa course tumultueuse, tellement l’irresponsabilité des jours actuels paraît prendre le pas sur le train plus réaliste de l'histoire.
Mais l'eau boueuse de la servitude intellectuelle n'arrose jamais que le fumier qui la reçoit; et, bien souvent, les consciences s'éclairent à la lumière de la bassesse qui les titille, bien souvent la lucidité s'éveille dans la suffocation des esprits, tellement l'infamie est aussi un soldat sur le pied de guerre et décidé à ne laisser aucun répit aux consciences désormais matées. C'est dans la pestilence de son abaissement servile que l’opinion publique a commencé d'observer ses chaînes et ses garrots. On se demande maintenant comment le bâillonneur est devenu si puissant, alors que la société ne demandera que paix, harmonie et stabilité. L’opinion publique à ligoter demeure tellement faible et misérable qu'elle ne mérite pas, semble-t-il, des barreaux de cette ampleur. On commence de s'apercevoir que l'opinion publique, certes servile et malléable, est tombée dans les mains du plus puissant instrument de propagande que La France n’ait jamais vu régner. Bon sang, on n’est pas dans la merde !!!
Combien de forteresses, de garnisons et places fortes des maîtres de la désinformation enserrent désormais tout le champ de l’information qui plus est l’opinion publique. La flotte de guerre des géants de la religion cathodique sillonne jusqu’aux moindres recoins de l’opinion publique. Les consciences sont cernées les barreaux quand bien même de vent sont plus dures que l’acier. Les hyénidés dictent leur loi et gare à qui ne se conformerait pas à cette toute nouvelle religion de la haine. Sur toutes les ondes, la surenchère augmente d’intensité ou l'abaisse à l'écoute de ces voix qui n’admettent aucune critique. Du nord au sud de la France, les états-majors craignent les froncements de sourcils des faiseurs et défaiseurs d’opinion. Partout en France, la tendance en vigueur, de rigueur surtout, dépend du bon vouloir de ces Hercule de la désinformation, de la haine surtout. Partout les consciences vassalisées se pressent à leur porte, partout ses agents bâillonnent la réalité que ces César montrent du doigt. La vassalité désormais bien en cour étale ses trophées, l'ennemi en disgrâce tremble et pâlit là où l’opinion publique chauffée au rouge commence à distiller son venin fut-il du rose de la pomme.
Que voulez-vous, il se trouve que l’humanité notamment les français sont nés craintifs, pleutres voir crédules et le restent jusqu'à ce mort de l’âme s’ensuive. L’esprit critique est ici moribond et le libre arbitre pantelant sinon agonisant. Que voulez-vous, la superficialité est la reine du monde. Que voulez-vous, la Démocratie d'un sépulcre rougi par le lynchage de millier voir millions innocents dispose des armes les plus modernes de la terreur. Sachez que le despotisme médiatique règne par l'épouvante qu'il inspire aux prudents. Apprenez que de nos jours du reste fort trouble la religion de l’égalité, liberté et fraternité fonctionne désormais sur le mode de l’élitisme et où des millions de nos concitoyens notamment musulmans en seraient exclus. La corruption des consciences règne et personne ne trouve rien à redire.
Mais la peur du fouet n'est pas le seul moteur de l'hégémonie durable des tyrans de l’information: jamais aucun empire n'avait seulement songé à fonder son omnipotence sur l'achat des consciences de ses vassaux. L'exemple de la France est particulièrement éloquent sur ce point focal. Ce pays est le seul au monde à se forger la grande partie de « ses élites intellectuelles » sur les bancs d'une seule et puissante entreprise quasi étatique. La périphérie est faible de répondant et pendant ce temps là, interminable et récurrent le lynchage peut continuer. Quelle proie bien apprêtée pour des hyénidés toujours aux aguets et prêtes à bondir sur leur gibier!
Et maintenant, il suffit aux dominants notamment au pouvoir médiatique d'inviter systématiquement les catéchumènes de la haine issus d'un séminaire presqu’institutionnalisé à venir "s'instruire" des bienfaits que les messies d'une démocratie à géométrie variable et donc sélective (déportation des musulmans) est censé répandre sur notre société pour que les phalanges de futurs responsables des affaires du pays se trouvent comme inhibés à vie notamment dans leurs résolutions les plus décisives - celles qui commandent leur conduite sur la scène politique. Une fois de plus nous ne sommes pas dans la merde.
Quand bien même l'esprit des mordus de ce picotin informationnel demeurera relativement intact sur l'accessoire et essentialisé sur la détestation. Même si la nourriture des esprits malintentionnés dans l'arène du monde se réduira au fourrage de l’intellection du cru, le pays de Descartes et de Montaigne placera chaque année aux commandes de son destin des régiments de manchots de la politique et des borgnes de la sociologie. Ni la connaissance de l'histoire, ni celle de la philosophie humaniste ne figureront dans la trousse d'une France désormais réduite à la dictature de ses guichets de la haine.
Comment une élite « intellectuelle » de ce type chasserait-elle de son territoire les champs détestatoires qui y bivouaquent depuis plus d’une décennie déjà ? Comment ces petits administrateurs de la haine ne se trouveraient-ils pas en conflit, dans leur for intérieur, entre leur devoir envers leur société divisée presqu’éclatée et leur gratitude pour un pouvoir qui leur aura ouvert tant de portes (malintentionnés) en leur témoignant mille égards tant pour leur dévorantes ambitions que pour leurs « mérites » encore méconnus, leur capacité de nuisance surtout? On se pose encore la question. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises du reste fort peu agréables.